jeudi 20 octobre 2016

ANNE-CATHERINE CARON

ANNE-CATHERINE CARON
SOUVENIR DE 90 CARRÉ 90 POINT, LIGNE, ROMAN (2015-2016)
Du 19 octobre au 15 novembre 2016
Cette réalisation est le souvenir d'une oeuvre actuellement présentée à la Villa Cernigliaro de Sordevolo (du 18 septembre au 4 novembre 2016) dans le cadre de l'exposition TROIS MOMENTS DU LETTRISME où figurent également une réalisation de Roland Sabatier et  une autre de Hugo Bernard.
Une partie infime de ce qu'il reste  de cette oeuvre, intitulée 90 CARRÉ 90 POINT, LIGNE, ROMAN (2015-2016), réside dans l'esprit du premier visiteur, notamment lorsque celui-ci se plonge dans les pages où se trouvent associés les éléments nécessaires à l'élaboration de l'une des lignes que l'auteur lui suggérait de tracer au travers des différentes pages de son oeuvre dont voici un extrait : "à Partir du second mètre de la colonne donnant sur la rue de l'extérieur de l'extension du bâtiment de la Serra dei Leoni jusqu'à la particule gazeuse la plus élevée visible à l'oeil nu se trouvant au-dessous du huitième arbre du bosquet situé en pente et en contre-bas du jardin de la Villa"(Photo H. Bernard).

samedi 10 septembre 2016

ANNE-CATHERINE CARON

ANNE-CATHERINE CARON
JOURNAL DU ROMAN EN BLOC, juillet – Octobre 2006
Du 10 septembre au 10 octobre 2016.
Bloc-notes et encre, 102 pages.

Ce roman en forme de journal commence le 1er juillet et s’achève le 10 octobre 2006. Son nombre de pages équivaut à un bloc-notes à spirale constituant son support matériel et couvre toute la période correspondant aux pensées hypergraphiques écrites au jour le jour par l’auteur : « Les expressions sont notées. On acquiert définitivement l’écriture seule qui est au départ une vision de l’articulation, c’est à dire une possibilité de style, de formation et de disposition. » (I.I.)
La Galerie-du-sac-de-la-dame exposera notamment ce Journal du Roman en bloc à l'occasion de TROIS MOMENTS DU LETTRISME (18 septembre - 18 octobre 2016) qui réunit Hugo Bernard, Anne-Catherine Caron et Roland Sabatier qui présentent respectivement : Oeuvre de permutation spatio-temporelle, 90 (figure du carré) 90 Point, ligne, Roman, et Spinoza et Nietzsche.

vendredi 22 juillet 2016

ROLAND SABATIER


ROLAND SABATIER
D’UNE ÉCRITURE L’AUTRE (AVEC CÉLINE PROCHE)
1972
du 22 juillet au 25 août 2016
Dix parties (craies de couleur, mine de plomb et impression offset sur papier). 21 x 30 cm

S’inspirant de la division en deux parties de D’un château l’autre, de L. F. Céline, cet ensemble, qui en paraphrase le titre, juxtapose deux transcriptions distinctes. L’une marquée par les désordres et l’impétuosité de l’automatisme s’oppose à la rigidité et à la rigueur de l’autre dans laquelle les signes régularisés traduisent la plénitude d’un équilibre nécessaire. Là où les deux parties du roman de Céline s’écartent, ici, les données mises en jeu se réconcilient pour constituer sur le plan formel une écriture unique inscrite dans la structure visuelle des éléments de la communication.

dimanche 24 avril 2016

ANNE-CATHERINE CARON

ANNE-CATHERINE CARON
du 24 avril au 30 mai 2016
ROMANS ANTI-EXCOORDISTES FILMÉS (2006)
A l’époque où je concevais mon film excoordiste « Corrélations avec l’éternité » (2004) ((voir lien), j’imaginais aussi une série plus modeste mais plus étalée dans le temps où l’obsession du statique devait l’importer sur un cinéma désireux de s’étendre et de fragmenter au-delà de tout infini possible de l’écoulement de la reproduction de l’image.
Renouant avec l’esthétique des Romans infinitésimaux en bandes dont les N° 1 et 2 avaient été présentés dans le cadre de la manifestation, « Il Lettrismo al di là della Femminilitudine », organisée au Musée d’Art Contemporain d’Albisola en 2003, je creuse dans la continuité et dans l’absence de brisure du trait des éléments qui ne s’enchaînent plus mais se juxtaposent en une prose s’inspirant d’une hypergraphie épurée, élémentique dont «  l’écoulement a offert au cinéma une surface dans laquelle celui-ci a pu parcelliser des styles différents.
Aussi bien dans la narration que dans la suggestion, il faut chercher les possibilités de création grâce auxquelles certains individus se sont imposés en combinant les éléments acquis » (I. Isou, Ion, p.56). acc, 2016.

samedi 1 août 2015

HUGO BERNARD



HUGO BERNARD
du 1er au 30 août 2015
DES? / AUX? /       ? / PEUT-ÊTRE ÉLABORATIONS MENTALES (VRAIMENT)?, 2015.
Intervenant muet en train d’imaginer ou pas une ou plusieurs particules extendues, coordonnées ou excoordonnées. Nomination affirmée et inutile du titre et du sous-titre.
Impression en noir et blanc (30 x 40 cm) et intervenant, 2015.
« Situé à côté de cette réalisation, cet intervenant est, au moment où vous lisez ces quelques mots, peut-être en train d’effectuer plusieurs élaborations mentales. De ce fait, celui-ci serait parfaitement à même d’imaginer des particules extendues, coordonnées et/ou excoordonnées, se succédant infiniment les unes les autres de façon harmonieuse ou disharmonieuse. Cependant, cette personne pourrait, à l’inverse, très bien songer à une seule et unique matière, extrêmement banale et dépourvue d’intérêt ; ou encore, dans un tout autre cas, à rien du tout, c’est-à-dire au néant psychique.
Néanmoins, ce formidable exécutant ne sortira jamais de son mutisme pour vous communiquer ou décrire ce à quoi il pense potentiellement. Par conséquent, il sera impossible pour quiconque de connaître l’identité et l’apparence de cette donnée ou de ces images qui, en permanence, et à condition qu’elles existent, se succèdent, s’évanouissent et disparaissent dans une suprême ambiguïté ».
Du 1er au 30 août, dans le cadre de l’exposition à la Galerie-du-sac-de-la-dame, les visiteurs considéreront son commissaire, Anne-Catherine Caron, comme le « formidable exécutant » dont il est question dans l’accomplissement TITRE : DES? / AUX? /       ? / PEUT-ÊTRE ÉLABORATIONS MENTALES (VRAIMENT)? appartenant au corpus Du meilleur au pire. Aussi, celle-ci est priée d’exercer un mutisme absolu à propos de ses possibles activités mentales qui seront, sans aucun doute, en (dé)faveur de cette œuvre excoordiste polythanasée. (HB, juillet 2015).

dimanche 28 juin 2015

ANNE-CATHERINE CARON

ANNE-CATHERINE CARON
du 28 juin au 30 juillet 2015
LES RÉCITS VIDES OU LES VIDES DES RÉCITS, 2015.
Techniques mixtes en dix récits.
Ou l’idée d’une hésitation esthétique dans la mécanique qui m’a conduite à préférer transférer sur un support différent un projet romanesque que j’avais exposé le 16 avril 2015 dans la cour de la Fondation du doute de Blois*.
De là l’idée des Migrations romanesques possibles, des errements, des oscillations, des indécisions, ainsi que des pertes de traces des parchemins idéaux que je ne parviens jamais à déterminer.
Je me suis donc mise à la recherche de mon support narratif avec la fièvre du poète lorsqu’il déclare que cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit.
Non seulement, j’avais choisi des récits vides, c’est-à-dire sans aucune des substances les constituant dans les ordres inédits instaurés depuis Les Journaux des Dieu, mais, par-dessus tout, je ne trouvais pas non plus le substrat concret, forme de reliure ou revêtement apparents, possiblement imaginaires, susceptibles de les fixer.
Somme toute, une forme de rien narratif coordonné et étendu, assez banal et nécessairement « déceptif ».
Pour éviter cet écueil, morne comme au moins la moitié du néant, j’ai conçu une entité de signes flottant dans un espace-temps sidéral des pensées de mes lecteurs qui n’auront d’autre à faire qu’à déposer, où bon leur semblera, chaque fois qu’ils rencontreront les (x) et les (y) proposés à proximité de mes carrés potentiels symbolisant les espaces vides de ces narrations désincarnées représentatives des réseaux abyssaux de leurs contenus.
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* L’accompagnement textuel en était le suivant : « Les rutilations, les coruscations excoordistes des humains, ces ardoises vides sont les formules à venir des destinées de tous ceux qui étaient présents dans la ville de Blois le 15 avril 2015 lors de l’audition de la Radioscopie d’Isidore Isou. »

samedi 4 avril 2015

ROLAND SABATIER

ROLAND SABATIER
du 4 avril au 30 mai 2015
LE BALLET DES "FAUX PAS" OU DES "PAS-DITS". 1990.
Encre sur papiers et page dactylographiée.
Les soixante-douze termes qui composent cette œuvre, exposés ou lus devant le public dans l’ordre imposé par l’auteur, sont réunis comme autant de simples allusions à la danse ou à la chorégraphie et envisagés dans cette réalisation comme les expressions d’un ballet polythanasé ou d’un anti-ballet. Comme les positions et le spas propres à toute l'histoire de la danse sont banalisés et que cette oeuvre les remplace par l'énonciation verbale des expressions qui les suggèrent, il importe peu que l'interprète sache danser, il suffit qu'il soit capable de lire. (RS).